Parlons de sexe!

Parents et famille, lisez ces prochaines lignes à vos risques et périls. Le temps est enfin venu d’aborder le sujet préféré de tous : le sexe ! 

Évidemment, ce n’est pas tout le monde qui aime parler de sexe. Mais si vous vous êtes rendus jusqu’ici, j’ose croire que c’est du moins votre cas. Mais je n’ai pas l’intention d’en parler comme si j’étais une experte en la matière, c’est loin d’être mon cas. Parlons-en plutôt comme dans une soirée de filles, autour d’un troisième pichet de sangria, où l’alcool est une excuse pour raconter ses histoires les plus salaces sous prétexte qu’on était un peu «chaudasse».

Le plus étonnant là-dedans, c’est que c’est mon copain lui-même qui m’a suggéré d’en parler! Non pas parce qu’il voulait que je vante ses performances (quoi que…), mais parce que c’est un sujet intéressant sur lequel il y a beaucoup de choses à dire… et Dieu sait que j’ai des choses à dire là-dessus. Offrons-nous donc le plaisir d’en jaser, parce qu’on en a le droit pis parce que généralement, on aime ça!

Et je ne suis pas gênée de parler de ma sexualité. Bon, évidemment, je le suis peut-être un peu plus au milieu d’un souper de famille ou dans une réunion de travail. Disons, qu’il y a des contextes plus propices à ce sujet-là. Néanmoins, je crois que c’est important de ne pas s’empêcher d’en parler au quotidien, parce qu’en parler, ça peut faire du bien et ce, peu importe sa situation. Que ça aille bien ou pas, on ne devrait pas avoir peur de s’exprimer sur le sujet. C’est une réalité comme une autre! Au même titre que d’aller aux toilettes : on le fait pas mal tous, et pour ceux qui ne le font pas, ça peut parfois poser problème.

La seule règle d’or : Tout le monde est différent et c’est normal!

C’est exactement pourquoi j’ai horreur des articles «10 trucs pour être heureux au lit», «Les secrets d’une vie sexuelle réussie» ou «Comment faire jouir son partenaire à coup sûr». Vous le savez que ces articles-là existent! Le problème, c’est que ce sont rarement des sexologues qui les écrivent, soyons honnêtes. Souvent, c’est madame on-ne-sait-pas-qui qui devait écrire un nouveau texte et qui a décidé de fonder la bible du sexe en pyjama en flanelle 30 minutes avant d’aller se coucher. Je ne dis pas que c’est totalement faux ce qu’elle dit, mais il n’empêche que ça serait étonnant qu’une seule personne détienne la vérité de la satisfaction sexuelle pour 7 milliards de personnes.

Oui, nous sommes tous différents. Mais qui sommes nous? Des gens en couple ou célibataires; avec beaucoup de libido ou pas du tout; essoufflés au bout de 2 minutes ou olympiens du coup de bassin;  avec des fantasmes élaborés ou le goût du traditionnel; adeptes du Kamasutra ou partisans du missionnaire;  avec des ébats allant de dix secondes à trois heures; qui regardent de la porno ou qui mettent une supervision pour enfants, même sans enfants ; qui aiment le faire à deux, trois ou cinquante; qui aiment les hommes, les femmes, les deux, les autres ou tout le monde; qui sont vierges, inexpérimentés, habitués ou carrément nymphomanes; avec ou sans orgasme; avec ou sans expérience… Et la liste continue! Et on se rend vite compte qu’un guide de la satisfaction assurée pour tout ce beau monde-là, c’est difficile à croire.

Et attention, je sais que ce n’est pas facile d’en parler pour tout le monde. Certains ont eu des expériences moins plaisantes que d’autres et il n’est en aucun cas question de banaliser le sexe. Je parle ici du sexe dans la vie de tous les jours, comme activité consentante et pratiquée par la grande majorité.

Moi, j’avais seulement envie qu’on se donne le droit d’en parler aujourd’hui. Et demain. Et le jour d’après. Que tu aies 18 ans ou 82. Donc, d’en parler plus souvent, plus ouvertement et sans gêne. Pas juste quand tout va bien. Pas juste quand on a trop bu. Pas juste avec ses chums de fille. Pas juste sous le couvert de l’anonymat dans une «chatroom» louche à 3h00 du matin. Parce que même si on est tous différents, ça veut pas dire que personne ne peut nous comprendre. Je sais, je l’ai connu.

Quand tu es rendue majeure et que tu as l’impression d’être la seule vierge à 1km à la ronde, tu n’as pas nécessairement envie de parler de sexe. Quand tu découvres la sexualité en tant que célibataire et que tu as l’impression d’être une «guidoune» mal dans son corps, tu n’as pas nécessairement envie d’en parler non plus. Ou peut-être que si. Mais la peur de te faire juger t’en empêche. Quand tu es en couple et tu as une vie sexuelle active (OLÉ!), c’est peut-être plus facile d’en parler, je le reconnais.

Alors oui, je parle maintenant du sujet haut et fort, parce que ça va bien. Mais ça n’a pas toujours bien été et fais-moi confiance, ça aussi, je vais t’en parler. Parce que c’est exactement de ça dont j’ai envie de te jaser : du droit d’en parler, oui, mais du droit à la différence, aux inquiétudes, aux questionnements, de vivre ses propres expériences, etc. Si tu n’oses pas parler, alors peut-être oseras-tu me lire.

C’est pour cela que j’ouvre une section «Sans tabou» sur mon blogue, car couvrir le sujet en un seul texte, c’est non seulement mission impossible, mais c’est beaucoup moins le «fun».

Ce texte sera donc le premier d’une longue série… Heureux? Moi oui!

♪ Let’s talk about sex, baby ♫ !