Tu n’es pas l’ennemi à abattre

Il y a tellement de choses contre lesquelles tu dois te battre, tout le temps, constamment. Que ce soit des épreuves dans certaines sphères de ta vie, des obstacles entre toi et tes rêves, les difficultés du quotidien ou juste tout ce que la vie peut mettre sur ton chemin pour rendre ton existence plus difficile et dont la liste est longue…

Alors, rends-toi service : ne te rajoute pas à la liste.

Avec tout ce que tu auras déjà à combattre dans ta vie, ne te mets pas dans le lot. Ne lutte pas contre toi-même, contre qui tu es, à la recherche d’une autre personne qui serait plus adéquate, moins différente, plus affirmée, moins vulnérable. Tu es déjà tout ce que tu dois être, qui tu dois être. Maintenant, ce dont tu as besoin, c’est d’apprendre à évoluer en harmonie avec cette personne, pas de lutter contre elle pour la changer.

Tu es ce germe, cette petite graine qu’on a mis en terre sans savoir ce qu’elle allait devenir. Tu pousses avec l’impression parfois d’être une mauvaise herbe, différente, anodine, parce que tu ne réalises pas le potentiel que tu as, parce que tu n’as pas les yeux pour voir la merveille que tu es et ce que tu crées par le simple fait d’exister. Toi, tu te vois de l’intérieur avec l’impression qu’il y a mieux à l’extérieur, que tu pourrais être plus, que tu pourrais être mieux. La vérité, c’est qu’il n’y a pas mieux, il n’y a pas pire non plus, il n’y a que toi et une existence débordante d’opportunités à ta portée.

Je gosse avec mes métaphores douteuses, mais j’essaie de te faire comprendre à quel point tu ne luttes pas contre la bonne chose en te faisant la guerre.

Vouloir s’améliorer et évoluer, c’est sain, mais pour ça, ça implique de partir sur des bonnes bases, de faire preuve d’indulgence envers soi-même et d’apprendre à se tendre la main avant de se crisser des claques. Entretenir une relation de haine avec soi-même, ce n’est jamais la solution, parce que tu es (de loin) la personne la mieux outillée et la plus apte à te venir en aide. Ça veut pas dire que tu dois le faire tout seul, que tu ne peux pas aller chercher de l’aide, ça veut juste dire que tu te connais, ou en tout cas, que tu as la capacité de te connaître plus que personne. C’est pour ça que c’est tellement important que tu apprennes à déconstruire les jugements et la méchanceté que tu entretiens à ton égard, pour être capable de voir ton potentiel, de l’exploiter et de te donner tous les outils dont tu as besoin pour tendre vers le bonheur pis le bien-être.

Tu es ce coffre au trésor que tu n’as pas pris la peine d’explorer, dont tu effleures la surface tout simplement sans chercher plus loin, sans voir tout ce que tu as à offrir. Parce que tu penses que c’est inintéressant, que ça n’en vaut pas la peine, alors que c’est tellement le contraire. Dans toute la complexité de ta personne, le bon et le mauvais, les qualités et les défauts, les avantages et les complexes, tu y vois un casse-tête de marde dans lesquels les pièces fitent pas et que tu rushes à assembler, sans te donner le droit de juste exister, d’en découvrir les morceaux un à la fois pour en apprécier toutes les spécificités et la beauté. Pis bon sang que la vie est courte ! Beaucoup trop courte pour ne pas oser l’aventure d’être toi, parce que tu n’auras même pas assez d’une vie pour découvrir tout ce que tu as à offrir, alors aussi bien commencer maintenant et ne pas perdre une seconde de plus. Qui tu es, c’est précieux, mais tu n’en profiteras jamais si tu aspires être ailleurs plutôt qu’à oser voir ce qui s’y trouve.

Tu n’es pas parfaite, mais tu n’as pas besoin de l’être.

Ton corps n’est pas sans imperfections, sans complexe. Ta tête n’est pas sans doute, sans remise en question. Pis c’est tellement correct ! C’est même la chose la plus humaine qui soit, mais ça ne doit pas t’empêcher de voir ta valeur, d’envisager la possibilité que tu puisses être bien avec qui tu es, comme tu es. Parce que j’ai pour mon dire que la ride est pas mal plus le fun à grandes doses d’amour qu’à coups de pieds dans les tibias.

Cette dépréciation que tu as envers toi, elle n’est malheureusement pas anormale, pis ça aussi il faut que tu le comprennes. On t’a un jour et tout au long de ta vie présenté des modèles auxquels tu as commencé à aspirer. Tu voulais être ceci ou cela sans jamais te demander ce que tu étais toi. En vieillissant, alors que tu aspirais à correspondre à des idéaux, tu as rencontré un obstacle : toi. Tu n’étais pas ce que la société voulait que tu sois, alors tu as commencé à penser que tu devais changer, au lieu de te dire que c’était peut-être la société qui avait besoin d’un vent de changement.

Sois rebelle : aime-toi dont !

Au lieu de te faire la guerre, joins la résistance : offre-toi de l’amour, chaque jour, même maladroitement, pis fais un pied de nez à la société qui a tant à gagner de ton mal-être. Même quand tu doutes, même quand tu penses que tu n’es pas assez (ou que tu es trop), accepte que tu n’es pas parfait.e, mais que ça n’en diminue pas moins ta valeur.

Tu as ta propre réalité, tes défis et tes réussites, tes succès et tes échecs, tes joies et tes déceptions, mais rien de tout ça ne fait de toi une moins bonne personne. Tu es cette merveilleuse personne à part entière, avec une vie qui lui appartient et un destin à découvrir. Tu es cette personne pleine de ressources, d’unicité et de particularités qui se distingue de la masse tout en ayant la capacité de ressembler et de s’identifier à d’autres. Tu es qui tu dois être, pis tu as toutes les raisons du monde – même si tu ne les vois pas toujours – pour t’aimer maintenant plus que jamais.

 

1 COMMENT

  1. Manon blanchette | 20th Fév 20

    Tu mets des mots sur mes pensées. Tu exprime très bien l’amour que l’on mérite de se donner. Merci. X

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